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La diversité contre l'unicité

Comme toujours, le « mauvais » fascine les lecteurs. Zorglub devient pour le journal de Spirou ce que la Marque jaune a été pour Tintin. C’est l’ennemi que l’on aime détester. Surtout que cet ennemi se paie un arsenal, comme il ne s’en trouvera d’équivalent que dans la Guerre des étoiles, une petite vingtaine d’année plus tard. L’éclair paralysant, issu de l’arme des zorglhommes annonce l’épée lumineuse et vrombissante des chevaliers du Jedi... et de Darth Vader (Dark Vador en français) !

Les engins spatiaux de Zorglub ne doivent pas rougir (rouges, ils le sont déjà) face aux véhicules interstellaires de Luke Skywalker. Et le calme olympien de Champignac ne préfigurerait-il pas celui d’Obi Wan Kenobi, le mentor de Luke, qui décide lui aussi qu’à un moment donné, c’en est trop de l’arrogance de Zorglub/Darth Vader.

Sans tomber dans l’anticipation, on relèvera que dans Z comme Zorglub et L’Ombre du Z (et, plus tard, dans QRN sur Bretzelburg, la science-fiction en moins), Franquin impose un message, même s’il s’en est toujours défendu : la suprématie de la multiplicité sur l’unicité. Zorglub, ses modèles et ses clones détestent la tête qui dépasse. Quand tout semble réussir à l’inventeur du Zorgmonde, survient le bout de la queue du Marsupilami. Et le château de cartes pipées s’écroule dans un fiasco final en forme de feu d’artifice.


Zorglub par Yoann