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15. Z comme Zorglub
Dessin : Franquin et Jidéhem
Scénario : Greg
Année : 1968
 
Fantasio plongé dans l’apathie et enlevé par une voiture sans conducteur ; Spirou capturé en pleine rue et, dénué de toute volonté, emmené vers une pièce abandonnée où il apprend l’existence d’un certain Zorglub ; un téléphone qui explose... Le village de Champignac est au bord de l’émeute !
Seul à garder la tête froide, le comte de Champignac identifie le nouveau danger public : Zorglub, un ancien collègue chercheur, dédié aux recherches mégalomanes et parfaitement inutiles. Mais cette fois, notre homme a décidé de faire grand dans la nuisance. Il a créé son petit monde, peuplé de zorglhommes, de simples citoyens auxquels il a fait subir un lavage de cerveau pour les transformer en zombies taillables et corvéables à merci. Ce sort, qu’il espère bien étendre à l’ensemble de l’humanité, se nourrit du ressentiment de Zorglub que les gens ne prirent (et ne prendraient) jamais au sérieux.

Mais le comte veille. Il construit un appareil protecteur contre les rayons paralysants dispensés par la zorglonde, funeste création de Zorglub.
Fantasio est le premier à s’en servir. Emmené vers le repaire de Zorglub, il subit l’entraînement d’un zorglhomme, tout en ne perdant pas sa personnalité. Ce qui lui permet de saboter la belle machine huilée par Zorglub. Ajoutez à cela une pincée de champignons et la détermination de Spirou, et vous obtiendrez un final en forme de feu d’artifice !

Zorglub 
Marqué par l’insuccès dès sa jeunesse, Zorglub ne renonce jamais. Voici des années qu’il poursuit de sa rancune le monde scientifique et, tant qu’on y est, le monde entier. Il est probablement le bandit gaffeur le plus onéreux que la Terre ait porté – et Dieu sait qu’elle en a vu défiler, des malfaisants, la Terre… Zorglub, c’est le champion toutes catégories du calage de pied dans un repli du tapis et de la descente d’escalier sur les fesses, en moins de trois secondes un dizième.
Jérôme 
Le gardien de la paix le plus célèbre – et bien malgré lui. Attaché au commissariat de la place Corniaud-Joufflu, ce brave policier est la première victime champignacienne de Zorglub. Devenu zorglhomme, Jérôme va semer la panique, alors que tout le monde croyait Zorglub hors d’état de nuire. Mais toutes les grandes épopées ont une fin et on nous signale que Jérôme coule une retraite heureuse, accordant de temps en temps un entretien à de jeunes journalistes stagiaires du Moustique.
Célestin Dupilon 
L’ivrogne de Champignac a l’éthylisme chic. Toujours tiré à quatre épingles, gants de couleur beurre frais, chapeau vissé sur la tête, démarche chaloupée et bien rattrapée par une canne qui ne sert pas seulement à rétablir un boitement hérité de la guerre, Dupilon se reconnaît à un nez écarlate, à côté duquel son gilet rouge paraît pâle.