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DEATHFIX Extended Play : L'opposition russe à l’ombre du Kremlin

Publié le 28/06/2018
Des citoyens russes qui manifestent, malgré le tout-puissant Vladimir Poutine ? Oui, ça peut exister. Mais ce n’est pas forcément très simple...

Ils s'appelaient Anastasia Babourova, Stanislav Markelov, Natalia Estemirova, Anna Polikovskaïa ou Boris Nemtsov. Ils étaient journalistes, avocats, militants des droits de l'homme, membres d'ONG. Ils se voulaient les opposants du pouvoir en place. L'alternative pour une autre Russie, plus ouverte et plus démocratique. Ils ont finalement connu la mort dans des circonstances violentes.

Face à ces destinées, le combat semble difficile, voire intenable. Mais certains essayent, avec leurs moyens, de rendre visible les réalités de la société russe d'aujourd'hui. Alexis Prokopiev, cofondateur de l'association Russie-Libertés, est l'un d'entre eux.

« Après les élections législatives de 2011, plusieurs vidéos, photographies, ONG et rapports indépendants ont démontré l'existence d'une fraude électorale massive en faveur du parti de Vladimir Poutine, nous dit-il. De là, des manifestations se sont mises en place. J'ai compris qu'il fallait agir, d'où la fondation, avec d'autres, de Russie-Libertés, en 2012. »

Mais l'opposition russe connaît un arrêt à son développement en février 2015, jour où Boris Nemtsov, une de ses figures de proue, est assassiné dans des circonstances troublantes. « Son assassinat a été un vrai choc pour beaucoup d'entre nous. Ce fut un vrai tournant… Avant cela, il y avait une vraie effervescence dans l'opposition russe. » Et si Alexeï Navalny, principal opposant actuel à Vladimir Poutine, n'a pas connu le même destin, il n'en demeure pas moins que ce dernier a été mis sur la touche par le Kremlin par une multiplication d'arrestations et d'emprisonnements.

Un climat détestable renforcé par une suite de lois liberticides, que ce soit celle limitant le droit de manifester ou encore la symbolique loi sur les « agents de l'étranger » fragilisant médias russes indépendants et ONG dès lors que des liens avec l'étranger existent. Un choix étouffant l'opposition et la soumettant à des pressions morales et financières.

« Il y avait un grand espoir avant l'assassinat de Boris Nemtsov, avec une volonté de dialoguer avec le pouvoir et Vladimir Poutine. La seule réponse que l'on a eue a été une chape de plomb. », conclut Alexis Prokopiev. Une chape pouvant parfois revêtir la forme d'un cercueil. Ou d'une urne. Sans voix, dans ce cas-là.

Pierre Vuillemot

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